Les nuisibles de l'été


Cet été soyez vigilants !

Tiques, moustiques tigres, ambroisie... les nuisibles de l'été sont de retour. 

Les nuisibles de l'été
Les nuisibles de l'été

Moustique tigre

moustique tigre

Le moustique tigre est reconnaissable à ses rayures noires et blanches sur le corps et les pattes. Sa taille (moins d’1 cm) est généralement inférieure à celle du moustique commun. Ses ailes sont complètement noires et sans tâche. Il apprécie généralement de voler autour des chevilles. Dans la plupart des cas, sa piqure est bénigne bien que ce moustique puisse être vecteur de diverses maladies comme la dengue, le chikungunya ou le zika. Pour transmettre ces virus, il doit au préalable avoir piqué une personne infectée.
Le moustique tigre établit le plus souvent ses quartiers chez des particuliers, dans de petites réserves d’eaux stagnantes. Une fois installé dans votre jardin, il est très difficile de l’en déloger.

Les maladies du moustique tigre

Si le moustique tigre est également appelé moustique du chikungunya ou moustique de la dengue, c’est parce la piqure de moustique tigre peut transmettre ces deux virus à l’homme. La transmission n’est possible que s’il a préalablement piqué une personne infectée par le virus.

Une centaine de cas de dengue ou de chikungunya est déclarée chaque année en France métropolitaine, mais il s’agit dans la très grande majorité de cas importés, c’est-à-dire que les malades ont été contaminés en dehors de la métropole puis sont revenus malades. Dans ce genre de cas, une déclaration est effectuée auprès des services officiels (www.signalement-moustique.fr), qui déclenchent généralement une démoustication dans les alentours du domicile, du lieu de travail, et des lieux dans lesquelles la personnes infectée s’est rendue. Cette démoustication a pour objectif d’éliminer les moustiques tigres qui auraient pu piquer la personne malade, et qui auraient donc pu devenir porteurs de ces virus et débuter une épidémie de dengue ou de chikungunya en France métropolitaine.

Se protéger du moustique tigre

Le moustique tigre apprécie particulièrement l’environnement humain et colonise surtout les environnements urbains et péri-urbains. Dans ces environnements, le moustique tigre utilise toutes sortes de récipients et réservoirs artificiels d’eau (vases, pots, sous-pots, jouets d’enfants, bidons, gouttières, toits plats mal drainés,… ) pour y déposer ses larves. Il s’agit généralement de toutes petites réserves d’eau stagnante.

Pour lutter efficacement contre le moustique tigre, il est nécessaire de procéder selon plusieurs axes. Il n’y a pas une solution miracle, mais c’est la combinaison de plusieurs actions ou dispositifs qui vous permettra de profiter à nouveau de votre jardin aux heures où il attaque (matin et fin d’après-midi généralement).

Pour vous protéger, la mesure la plus importante à prendre est d’éliminer de votre entourage toute source d’eau stagnante. Privilégiez également le port de vêtements longs, amples et clairs (le moustique-tigre et attiré par le noir). Vous pouvez également utiliser des produits anti- moustiques (insecticides et répulsifs) mais il faut impérativement éliminer les lieux de pontes.

Des gestes simples :

- Enlever tous les objets abandonnés dans le jardin, sur le balcon ou la terrasse qui peuvent servir de récipient (jouet, pneu, écuelle, etc.)

- Vider une par semaine tous les récipients pouvant contenir de l’eau (soucoupe, vases, seaux…)

- Remplir les soucoupes des pots de fleurs avec du sable

- Entretenir le jardin pour éviter la formation de zones d’eau stagnantes

- Couvrir toutes les réserves d’eau à l’aide d’une moustiquaire, d’un couvercle ou d’un tissu

Les tiques

Tiques

Le Ministère des Affaires sociales et de la Santé a mis en place le Plan national 2016 de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques. Ce plan vise à renforcer la surveillance et la prévention autour des maladies transmissibles par les tiques, à améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients, à développer les connaissances et à mobiliser la recherche.

Les tiques sont des acariens parasites vivant dans les zones boisées et humides (tapis de feuilles mortes, broussailles…), mais aussi présents dans les prairies (herbes hautes), les parcs... et se nourrissant du sang de leurs hôtes.

Les tiques s’accrochent à la peau des animaux (c’est pourquoi on parle de morsure plutôt que de piqûre). Il s’agit le plus souvent d’animaux sauvages (gibier, oiseaux, rongeurs…) et plus rarement d’animaux d’élevage (vaches, chevaux…) Une fois fixées à la peau, les tiques se gorgent de leur sang. Si l’animal est infecté par la bactérie Borrelia, la tique devient alors porteuse du germe.

Si la tique contaminée mord un être humain, elle peut lui transmettre la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Les tiques peuvent mordre à chaque stade de leur développement : larve, nymphe et adulte. Chez les tiques adultes, seules les femelles mordent.

Quand consulter en cas de morsure de tique ?

  • vous êtes enceinte et vous avez été mordue par une tique (chez la femme enceinte, toute morsure de tique fait l'objet d'un traitement antibiotique préventif) ;
  • votre enfant de moins de 8 ans a été mordu ;
  • une plaque rouge, qui ne gratte pas (non prurigineuse), se développe autour d'une piqûre ancienne (de plus de 3 jours mais parfais datant de plusieurs semaines) et s’étend : c'est un érythème migrant ;
  • la tique est restée implantée plus de 36 heures ;
  • vous avez eu des piqûres multiples ;
  • vous ne savez pas depuis quand la tique était présente mais au moment de l’extraction, elle était gorgée de sang ;
  • vous êtes immunodéprimé (traitement immunosuppresseur, VIH...).

Comment prévenir les morsures de tiques ?

Lors de vos promenades en forêt ou en zone rurale :

  • portez des vêtements longs, qui couvrent les bras et les jambes, serrent les poignets et les chevilles, de couleur claire de préférence, de façon à repérer plus facilement la présence de tiques ;
  • mettez des chaussures fermées ;
  • éventuellement, appliquez un répulsif sur les parties découvertes (seul le DEET semble actif). Mais attention, les répulsifs sont contre-indiqués chez la femme enceinte et le petit enfant. Il existe aussi des répulsifs vestimentaires qui ont les mêmes contre-indications.

Ces mesures de prévention ne vous dispensent pas de l’examen minutieux de votre corps au retour de promenade.

L'Ambroisie

un enjeu de santé publique au cœur de nos villes et de nos campagnes

ambroisie

L"Ambroisie à feuille d’armoise" est une plante annuelle originaire d’Amérique du nord. Depuis son apparition en France, au milieu du 19ème siècle, cette plante invasive s'est multipliée et colonise de nombreux territoires et plus particulièrement la région Rhône-Alpes.

Identifier l’Ambroisie :

Ses Feuilles:

  • profondément découpées
  • vertes sur les 2 faces
  • Pas d’odeur aromatique (contrairement à l'armoise annuelle)

Sa Tige:

  • Plutôt rougeâtre et couverte de poils blancs.

Attention, l’ambroisie peut aussi être confondue avec l’armoise vulgaire laquelle a, contrairement à l’ambroisie, le dessous des feuilles de couleur argentée.

Un problème de santé publique :

Le pollen de l’ambroisie est un des plus allergisants, il suffit de quelques grains de pollen par m3 d'air pour que les symptômes apparaissent. Le pollen est émis durant la floraison en août et septembre.

Les symptômes les plus courants sont de même nature que le rhume des foins. Ils prennent plusieurs formes : rhinite, conjonctivite, trachéite, asthme… En Rhône-Alpes, 13 à 21% de la population est touchée.

Lutter contre l'ambroisie : réduire le pollen et les graines

Cette plante est une fabuleuse machine de production de grains de pollen et de semences : plusieurs millions de grains de pollen par jour et par pied, et jusqu’à 3 000 semences par pied.

Les semences, dépourvues de dispositif de dispersion par le vent, ne peuvent être déplacées que par le ruissellement des eaux, le déplacement de terres infestées ou les engins agricoles et de travaux public.

La lutte contre l’ambroisie est l'affaire de tous. Il faut distinguer la lutte préventive pour empêcher l'apparition de la plante (par exemple en mettant en place un couvert végétal) de la lutte curative pour empêcher l'émission de pollens et réduire les stocks de graines dans les sols (en éliminant l'ambroisie quand elle est présente).

L'élimination de l’ambroisie (arrachage notamment) impose de se protéger, en utilisant du matériel adapté : gants, lunettes et masque lors de la floraison.

Que faire si j’en vois ?

Sur ma propriété : je l'arrache !

Hors de ma propriété et sur un terrain public, s'il y a seulement quelques plants avant qu’ils soient en fleur (fin juillet/début août) : je l'arrache !

Hors de ma propriété, s'il y a en a beaucoup : je signale la zone infestée grâce à la plateforme interactive de signalement ambroisie

Tout le monde peut participer à la lutte en signalant toute présence d’ambroisie par 4 canaux différents :

  • application smartphone
  • ios et Android 4
  • tél 09 72 37 68 88
  • contact@signalement-ambroisie.fr
  • www.signalement-ambroisie.fr

Chaque signalement est transmis à la commune concernée, qui met en œuvre les actions permettant de l'éliminer.

Contact : Agence régionale de santé (ARS) Rhône-Alpes, Service Environnement Santé/241 rue Garibaldi, CS 93383 69418 LYON Cedex 03 Tél. : 04.72.34.31.23

Courriel : ARS-RHONEALPES-ENVIRONNEMENT-SANTE@ars.sante.fr

Site Internet: http://www.ars.rhonealpes.sante.fr/Ambroisie-attention-allergie.91569.0.html

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